Raja Ampat : La sécurité d'abord (ou pas), le plancton lumineux et les enfants les plus heureux du monde
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Raja Ampat : La sécurité d'abord (ou pas), le plancton lumineux et les enfants les plus heureux du monde

19 février 20188 min de lectureby William & Augustina

Une semaine à Raja Ampat — des guides de plongée catastrophiques, une traversée de jungle au machete, les gamins les plus sympas qu'on ait jamais rencontrés, et du plancton lumineux sous notre bungalow la nuit.

Pour y arriver

Ça faisait longtemps ! On était dans les jungles et les îles paradisiaques sans internet ni même connexion téléphonique. Voici un résumé — pas si court — de notre dernière semaine.

Le voyage à Raja Ampat commence toujours à Waisai après avoir payé 1 million de rupias (environ 60 euros) pour accéder aux îles. De Waisai, on a pris un bateau pour rejoindre notre hébergement. Le bateau est le principal moyen de se déplacer. Pas de voitures, mais on peut traverser des jungles si on le souhaite !

La sécurité en dernier

Ce dont on se souviendra le plus de notre premier plongée, c'est "la sécurité en dernier". Sans parler du matériel qui avait déjà bien vécu (il fait plus ou moins le boulot), le meilleur moment fut quand nos deux guides nous ont tout simplement abandonnés (5 plongeurs) sous l'eau. Au milieu de la plongée, on a réalisé que les guides n'étaient plus là. Apparemment, l'un d'eux avait fini son air (première fois qu'on entend qu'un guide "professionnel" peut finir son air avant des débutants comme nous) et l'autre… on ne sait toujours pas. On l'a retrouvé en train de fumer dans le bateau après notre plongée. Donc, d'après notre expérience, si vous planifiez une plongée à Raja Ampat, faites-le uniquement avec un club de plongée professionnel ! Après tout, nos 2 plongées étaient quand même bonnes. Le monde sous-marin là-bas est vraiment exceptionnellement riche et diversifié !

La nuit de la Saint-Valentin dans la jungle

Ensuite, on a fait nos sacs et on est partis dormir dans la jungle (où on a passé la nuit de la Saint-Valentin !). C'est un endroit incroyable sur la colline, entouré de centaines de perroquets (c'est tellement agréable de se réveiller avec tout ce chant). On peut aussi trouver les fameux "Oiseaux de Paradis" tôt le matin. En cherchant ces oiseaux, Augustina s'est blessée au pied, mais rien de critique, juste pas facile de marcher ces derniers jours.

Le lendemain matin, on a trouvé un habitant du coin qui a accepté de nous montrer le chemin à travers la jungle jusqu'à un petit village appelé Kabui, de l'autre côté de l'île de Gam. Quand le gars a pris le machete en main, on a compris — ça n'allait pas être facile. La chaleur, l'humidité, nos lourds sacs — c'était court (juste 2 heures) mais éprouvant.

Le village de Kabui

La zone de Kabui est vraiment célèbre à Raja Ampat et souvent comparée à Pianemo et Wayag (paysage vraiment impressionnant).

Quand on est arrivés à Kabui, on a été accueillis par des dizaines d'enfants ! Ils nous appelaient "bulai" ou "putih" qui signifie "personne blanche". Aucune offense de leur part, ils étaient tellement sympas ! Comme il n'y a pas d'activité particulière dans le village, il n'y a aucune raison pour que des touristes viennent. On était peut-être les premiers touristes à arriver en traversant la jungle — qui sait !

On a passé une nuit dans une famille locale et apprécié la simplicité des gens et le jeu avec probablement les enfants les plus heureux de la planète. Grâce à notre hôte (un type formidable nommé Danci), le lendemain on a visité les plus beaux endroits de la région (Hidden Bay et the Passage).

Plancton lumineux

Les deux jours suivants, on a décidé de récupérer de l'énergie en séjournant dans un homestay impressionnant sur l'eau. Notre famille d'hôtes était incroyable — vous avez le récif avec des millions de poissons juste sous vos pieds et même la nuit vous pouvez profiter du monde sous-marin, grâce au plancton lumineux dans l'eau. Ça ressemble à de petites étoiles dans l'eau. C'est un vrai paradis !

Voilà comment s'est terminé notre séjour à Raja Ampat. Très beau, mais aussi très douloureux pour le budget. Après quelques heures en ferry jusqu'à Sorong, on a pris un vol pour Makassar. On avait prévu de rester quelques jours dans l'île et de visiter de beaux villages dans les montagnes, mais on a fini par se torturer à chercher le bon bus (pas d'horaires, pas d'informations…). Peut-être une bonne chose finalement !

Les prochains jours, on va essayer de visiter la fameuse île de Komodo et de chercher les dragons !

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